lundi 21 juin 2010

appel du 18 juin

Le 17 juin 2010, la défaite se porte à nos frontières.
Les mexicains, avec deux attaquants, appuyés par quatre milieux de terrain et
deux latéraux offensifs, pénètrent sur les côtés, dans l’axe, dans la profondeur.
Les buts de Lloris sont bombardés.
Submergée par le nombre, foudroyées par la violence et la rapidité de l'attaque,
la défense française et doit se replier.
Le 5 juin, le président Laurent Blanc, qui commandait alors une division de
bordelais, est appelé à la Fédération Française de Football en qualité de futur
sélectionneur de l’équipe nationale.
L'ennemi continue son avance. Il est aux portes du Cap le 11 juin. Il entre dans
Polokwane le 17 juin. Le gardien de but français, les défenseurs sont mitraillés et
bombardés dans la surface de réparation.
La bataille d’Afrique du Sud est perdue.
Le 17 juin, le président Laurent Blanc reçoit mission d'organiser le repli de
l’Equipe de France en banlieue parisienne pour y continuer la lutte. Il se rend à
Clairefontaine où se trouvent déjà 120 000 licenciés français qui y croient
La bataille se poursuit, l'avance ennemie s'accélère. Le 17 juin, le président
Escalette, chef de la Fédération Française de Football, demande aux joueurs
Mais l'espoir renaît lorsque, le soir du 18 juin 2010, depuis les studios de l’Equipe
TV, le président Laurent Blanc lance son appel.
« Les instances qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête Fédération
Française de Football, ont formé une équipe de 23 joueurs.
Cette équipe, alléguant la polémique de l’hôtel trop cher, a décidé de cesser de
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force physique, tactique
et mentale des équipes du groupe A.
Infiniment plus que leur nombre de joueurs, ce sont les attaquants, les milieux,
les défenseurs mexicains et uruguayens qui nous font reculer. Ce sont les
attaquants, les milieux, les défenseurs mexicains et uruguayens qui ont surpris
notre sélectionneur national au point de l’amener là où il en est aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien
n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a
un vaste kop de supporters derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'ensemble du
football amateur qui tient les championnats de CFA et continue la lutte. Elle peut,
comme d’autres équipes, utiliser sans limites l'immense vivier de joueurs
Cette coupe du monde n'est pas limitée à la sélection malheureuse de notre
pays. Cette coupe du monde n'est pas tranchée par la bataille de Polokwane.
Cette coupe du monde est une déroute de l’ensemble du football français. Toutes
les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a,
dans l'univers de la ligue 2, du CFA et du national, tous les moyens nécessaires
pour écraser un jour nos adversaires. Foudroyés aujourd'hui par la force du
dribble, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force de dribble supérieure.
Moi, président Laurent Blanc, actuellement en vacances au Cap d’Agde, j'invite
les entraîneurs et les joueurs français qui se trouvent près de Clairefontaine ou
qui viendraient à s'y trouver, avec leurs crampons ou sans leurs crampons,
j'invite les préparateurs physiques et les coupeurs de citrons à la mi-temps qui
se trouvent près de Clairefontaine ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre
Quoi qu'il arrive, la flamme de la coupe du monde 98 ne doit pas s'éteindre et ne
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai sur l’Equipe TV. »

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