lundi 11 octobre 2010

le lombricompostage industriel

Le procédé du lombricompostage industriel


Le processus du lombricompostage s’inscrit dans le domaine de la valorisation des déchets verts après précompostage.
Le lombricompostage industriel apporte une réponse claire au problème de la valorisation des déchets verts après un cycle de précompostage traditionnel au sein des installations et exploitations de plates-formes de compostage.
La solution se présente sous la forme de cinq cadres échangeables superposés dans lesquels la matière première précompostée sera transformée par des lombrics (genre d'annélides terricoles, plus communément appelés vers de terre), de façon verticale et par strates.
Le lombricateur agit quant à lui comme élément de transfert des lombrics dans un second groupe de cinq cadres échangeables superposés dans lesquels sera déversée la matière première précompostée pour y être de nouveau transformée comme précité.
Cette technique permet de faire travailler les lombrics de façon verticale avec un système mobile adaptable à des volumes de plus de 10'000 tonnes métriques/an (tm).

Le compostage : un procédé biologique

L'indispensable Humus, communément appelé "Terre végétale" est constitué de matière organique décomposée ou en cours de décomposition. Le compostage reproduit le processus naturel d'humidification, c'est-à-dire la décomposition puis la stabilisation des matières organiques sous l’effet de facteurs biologiques. Conditionné par l’homme, ce processus est accéléré puis orienté avec un résultat souvent plus complet que dans la nature.
Dans tout volume de déchets organiques d'origine animale ou végétale, des micro-organismes existent, se développent et se multiplient rapidement. Utilisant l’humidité et l’oxygène enfermés dans la masse pour leur métabolisme, ils se nourrissent de la matière organique. Ils élaborent leur protoplasme cellulaire en profitant d'une partie du carbone, dont la plus grande part leur sert de source d'énergie ; elle est brûlée et rejetée par leur respiration sous forme de CO2.
La respiration des micro-organismes élève progressivement la température du tas jusqu'à 70°C voire davantage. On assiste alors au remplacement des bactéries mésophiles utiles, mais pouvant être pathogènes pour l’homme, par des bactéries thermophiles se développant dans les meilleures conditions à des températures comprises entre 45° et 65°C.

À ce stade de la transformation du compost apparaissent des actinomycètes et champignons thermophiles dont l'importance grandit au cours des dernières phases du compostage, en particulier en s'attaquant aux substances riches en cellulose telles que le papier, les écorces, etc. Cette activité des micro-organismes est vérifiable par la diminution radicale du volume du tas initial.
Dans le processus de compostage, l'intervention humaine est obligatoire afin de dynamiser tous les facteurs nécessaires au développement des micro-organismes :

Broyage des volumes à composter

Équilibrage des mélanges en éléments nutritifs

Homogénéisation

Humidification, aération, isolement ou refroidissement des volumes traités

 

Des avantages tout naturellement


Réduit significativement le temps d'obtention d'un compost de grande qualité
Réduit d'environ deux tiers le volume de la matière initiale ; le tiers restant pouvant être commercialisé en tant qu’amendement de grande qualité ( si celui-ci correspond à la norme NFU 44501)

Réduit les coûts d'exploitation d'une plateforme de traitement de déchets organiques.


Ce processus convient aux
acteurs industriels tels que les exploitants de plateformes ou d'unités de compostage
ainsi que les bureaux d'ingénierie de compostage.

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